

06-05-2026
•La CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) oblige les entreprises concernées à publier un rapport de durabilité structuré, vérifiable et conforme aux normes ESRS (European Sustainability Reporting Standards). En Belgique, la directive a été transposée en droit national en décembre 2024. Les premières entreprises dans le scope reportent sur l'exercice 2024, les suivantes sur 2025, selon la taille et le statut coté ou non coté.
Ce que ça signifie en pratique : vos données sociales, vos initiatives RH et vos événements collectifs ne peuvent plus rester dans la catégorie "storytelling". Ils doivent être documentés, traçables, et auditables. Un commissaire aux comptes externe doit attester de leur fiabilité, dans un premier temps via une assurance limitée (limited assurance), avec une évolution probable vers une assurance raisonnable (reasonable assurance) à terme.
En février 2025, la Commission européenne a présenté l'Omnibus Simplification Package, avec une directive "stop-the-clock" visant à alléger les obligations administratives pour certaines catégories d'entreprises. Cette mesure sera transposée en droit belge d'ici fin 2026. Pour les grandes entreprises de 200 salariés et plus, le calendrier initial reste globalement inchangé.
La CSRD impose une analyse de double matérialité. Concrètement, vous devez évaluer deux dimensions distinctes pour chaque thème de durabilité :
Pour les RH, cette analyse est une opportunité stratégique. Les thèmes sociaux des normes ESRS, notamment S1 (effectifs propres), couvrent des indicateurs directement liés à votre périmètre : engagement collaborateurs, bien-être au travail, formation, diversité. Ce que vous organisez comme événements collectifs entre dans ce cadre, à condition d'être mesuré.
Nous le voyons régulièrement dans notre travail avec des équipes RH de grandes entreprises belges : la double matérialité révèle que les initiatives de cohésion d'équipe sont souvent matérielles pour l'axe social, mais rarement documentées de façon à passer un audit. C'est précisément là que le risque de conformité se cache.
La réponse courte : tout ce qui touche aux conditions de travail, au bien-être, à la formation et à l'engagement des collaborateurs peut relever des normes ESRS S1. Cela inclut vos journées famille, vos événements de cohésion, vos ateliers de sensibilisation à la durabilité.
Ce que la CSRD exige, c'est que ces initiatives soient :
Si vous organisez une journée famille en pleine nature avec un ancrage dans les parcs naturels belges, et que cette initiative soutient des objectifs de bien-être au travail documentés, elle peut figurer dans votre rapport CSRD avec une valeur probante réelle. Ce n'est pas du greenwashing si vous avez les données pour le démontrer.
Pour comprendre précisément ce que la CSRD implique pour vos événements RSE, notre article sur les obligations de reporting CSRD liées aux événements d'entreprise détaille les indicateurs ESRS applicables.
C'est la transformation la plus exigeante que la CSRD impose. Beaucoup d'entreprises belges ont des politiques RH solides et des événements bien organisés, mais leur documentation ne résiste pas à un audit externe. Voici les trois niveaux de préparation que nous identifions :
Niveau 1 : La donnée existe mais n'est pas structurée. Vous savez combien de personnes ont participé à votre journée famille, mais ce chiffre est dans un email ou une feuille Excel non versionnée. Un auditeur ne peut pas s'y fier.
Niveau 2 : La donnée est structurée mais non liée aux indicateurs ESRS. Vous avez un rapport d'événement, mais il ne mentionne pas les objectifs de bien-être au travail ni les SDGs concernés. Le lien avec votre rapport de durabilité est absent.
Niveau 3 : La donnée est audit-proof. Chaque initiative est documentée avec ses sources, ses hypothèses de calcul, ses indicateurs ESRS correspondants, et son lien avec votre analyse de matérialité. C'est ce que la CSRD exige.
Nos événements à impact social sont conçus dès le départ avec cette logique : chaque partenariat avec une organisation sociale est rémunéré équitablement, chaque action est documentée, et les données générées peuvent alimenter directement votre reporting ESG. Ce n'est pas un add-on, c'est intégré dans la conception de l'événement.
L'Omnibus Simplification Package de février 2025 a créé beaucoup de bruit. En pratique, pour les grandes entreprises belges de 200 salariés et plus, l'impact est limité sur le calendrier immédiat. La directive "stop-the-clock" vise principalement les entreprises de vague 2 et 3 (PME cotées, filiales de groupes non européens), et sa transposition en droit belge n'interviendra pas avant fin 2026.
Ce que l'Omnibus change potentiellement, c'est le niveau de granularité de certains indicateurs ESRS. Mais la logique de fond reste identique : rapport structuré, double matérialité, assurance externe, format XBRL. Attendre que l'Omnibus soit transposé pour commencer à structurer vos données, c'est prendre un risque de retard que votre prochain audit ne pardonnera pas.
La réponse est dans la méthode, pas dans l'intention. Trois principes non négociables :
Nos ateliers et conférences sur la durabilité sont conçus pour embarquer vos collaborateurs dans votre stratégie ESG de façon engageante, avec des intervenants qui combinent expertise scientifique et formats participatifs. L'objectif n'est pas de cocher une case, c'est de transformer vos équipes en ambassadeurs de votre démarche, avec des données de participation qui alimentent directement votre rapport CSRD.
La conformité CSRD n'est pas une contrainte administrative supplémentaire pour les RH : c'est l'occasion de donner une valeur probante à ce que vous faites déjà pour vos équipes. Maintenant que vous savez quels événements entrent dans le périmètre et comment les documenter, vous pouvez transformer votre prochain événement collectif en ligne de votre rapport ESG plutôt qu'en dépense invisible. Discutez avec notre équipe de la façon dont nous concevons des journées famille et événements d'impact intégralement documentés pour votre reporting CSRD.
En 2026, les entreprises belges de grande taille (plus de 250 salariés, avec un chiffre d'affaires supérieur à 40 millions d'euros ou un bilan supérieur à 20 millions d'euros) qui n'ont pas encore reporté doivent être en conformité. Les entreprises cotées de taille moyenne suivent selon le calendrier de leur vague. La directive a été transposée en droit belge en décembre 2024, ce qui rend les obligations légalement contraignantes sur le territoire.
La double matérialité est l'analyse obligatoire qui détermine quels thèmes de durabilité sont pertinents pour votre entreprise. Elle évalue à la fois l'impact de votre entreprise sur la société (inside-out) et l'impact des enjeux externes sur votre performance (outside-in). Pour les RH, cela signifie que l'engagement collaborateurs, le bien-être au travail et la rétention des talents peuvent être des thèmes matériels à reporter, à condition d'être documentés avec des indicateurs ESRS conformes.
Oui, s'ils sont liés à des thèmes matériels identifiés dans votre analyse de double matérialité, notamment les normes ESRS S1 sur les effectifs propres. Cela inclut les initiatives de bien-être, de cohésion et d'engagement. La condition est que ces événements soient documentés avec des indicateurs mesurables, des sources traçables et un lien explicite avec votre stratégie ESG, pas simplement mentionnés comme des actions positives.
L'Omnibus Simplification Package de février 2025 vise principalement à alléger les obligations pour les entreprises de vague 2 et 3, notamment les PME cotées. Pour les grandes entreprises de plus de 250 salariés déjà dans le scope, le calendrier et les exigences fondamentales restent inchangés. La transposition de l'Omnibus en droit belge n'est pas attendue avant fin 2026. Commencer à structurer vos données maintenant reste la stratégie la plus sûre.
Le greenwashing en contexte CSRD survient quand des initiatives sont présentées sans données vérifiables ou sans lien avec l'analyse de matérialité. Pour l'éviter, chaque action reportée doit être accompagnée de ses sources de données, de ses hypothèses de calcul, des indicateurs ESRS correspondants, et d'une traçabilité complète. Un commissaire aux comptes externe vérifiera ces éléments dans le cadre de l'assurance limitée obligatoire.
Le format XBRL (eXtensible Business Reporting Language) est le standard numérique dans lequel les rapports CSRD doivent être déposés, conformément à la taxonomie ESRS de l'EFRAG. Ce format permet la comparabilité automatique des données entre entreprises au niveau européen. Pour les équipes RH, cela signifie que les indicateurs sociaux que vous reportez doivent être structurés selon des codes précis, pas simplement rédigés en texte libre dans un rapport PDF.
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Forest Forward Team